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MC2 Maison de la Culture présente : ce concert.
Direction : Leonard Slatkin Piano : Olga Kern Trompette : Christian Léger
<Programme> Modeste Moussorgski : Khovanchtchina Prélude, orchestré par Chostakovitch > Dimitri Chostakovitch : Concerto pour piano n° 1 > Ludwig van Beethoven : Symphonie n° 3 « Héroïque ».
Chaque année, la MC2 a la joie d’accueillir l’Orchestre national de Lyon. Mais cette fois-ci, c’est avec son nouveau chef que nous arrive la prestigieuse phalange, accompagnée par Olga Kern, pianiste russe récompensée par de nombreux prix internationaux. Descendant d’une grande famille de musiciens (son père était violoniste et chef d’orchestre et sa mère violoncelliste), Leonard Slatkin a dirigé les orchestres de la Nouvelle-Orléans, de Saint-Louis, de Washington et de Detroit avant d’être nommé à la tête de l’ONL. Pour cette rencontre exceptionnelle, l’ouverture de la Khovanchtchina, « drame musical populaire » de Modeste Moussorgski qui brosse, d’après des chroniques de l’époque, un portrait fascinant de la Russie du XVIIe siècle où se mêlent nobles, moines, soldats et petites gens, vieilles croyances, intrigues politiques, désirs amoureux, arts divinatoires et fêtes d’une dynastie fi nissante. Quant à l’ouverture, il s’agit d’un véritable lever de soleil symbolisant l’ère nouvelle augurée par les réformes de Pierre le Grand. Composé en 1933, si singulier avec son accompagnement de cordes et de trompette, le Premier Concerto pour piano de Dimitri Chostakovitch suit de peu l’écriture de Lady Macbeth, opéra très critiqué par les institutions artistiques offi cielles. Et le concerto lui-même n’a pas totalement échappé à de tels reproches, bien que Chostakovitch ait prétendu avoir voulu en faire l’image d’une époque héroïque, enjouée, pleine de joie de vivre, l’oeuvre n’en a pas moins déconcerté le pianiste Lev Oborin, qui a incité le compositeur à ajouter une cadence supplémentaire. D’où un fi nale aussi ironique que réussi, citant Joseph Haydn et Ludwig van Beethoven, et plus particulièrement un certain rondo sur la « fureur à propos d’un sou perdu ». Et pour clore ce concert où se devine la subtilité des rapports entre la musique et la politique, la Troisième Symphonie de Beethoven, destinée à être dédiée à Bonaparte jusqu’au moment où, ce dernier s’étant fait sacrer empereur, elle fut fi nalement offerte « à la mémoire d’un héros ».
Réservations Personnes à Mobilité Réduite au 04 76 00 79 06 |
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